jeudi, 26 juin 2008

Yes We Can!

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Al Gore, candidat démocrate malheureux en 2001 et Prix Nobel pour son engagement en faveur du développement durable, a décidé de se mêler à la course à la Maison Blanche en apportant publiquement son soutien à Barack Obama...


J'ai découvert Barack Obama, Sénateur de l'Illinois, lors de mon premier séjour à Chicago en 2004, ville d'adoption de celui qui fut pendant plusieurs années animateur de communautés dans le « South Side » . J'ai été bouleversé par l'histoire hors du commun de cet Homme qui a préféré les plus humbles et les plus modestes aux buildings climatisés de la « City », cet Homme qui s'est battu afin que cessent les discriminations frappant la communauté Noire de Chicago.
J'ai donc suivi au cours de ces quatre dernières années, le voyant peu à peu gagner en assurance et en notoriété.
Une ascension qui prend aujourd'hui des allures de « success story » l'investiture du parti démocrate qui lui permet d'entrevoir la victoire le 4 novembre prochain.
J'ai toujours cru en Barack Obama, je le savais capable de se hisser à ce niveau, d'incarner ce changement que l'Amérique attend.

Son ascension me rappelle d'ailleurs celle d'un certain Nicolas Sarkozy qui, par son culot, son audace et surtout son intelligence, a su éviter les pièges et les obstacles afin de devenir Président de la République. Beaucoup ont pensé que Barack Obama avait fait le plus dur en remportant les primaires démocrates, mais il n'en n'est rien.
Les Européens, majoritairement hostiles aux républicains américains, oublient un peu trop vite que la partie est loin d'être gagnée.

En effet, les américains recherchent une certaine stabilité, un homme d'expérience et connaissant parfaitement les arcanes du pouvoir. Il est indéniable que John McCain correspond plus à ce profil que son adversaire démocrate ...

Malgré tout, le ralliement de Clinton et d'Al Gore a de quoi nous redonner le sourire. Barack Obama qui est entouré d'une équipe de campagne expérimentée, peut également compter sur sa « Dream Team » qui fait des merveilles sur la Toile en recrutant, diffusant, récoltant des dons, etc.

De plus, Barack Obama qui vient à peine de remporter les primaires, peut se targuer de compter plus de 15 points d'avance dans les sondages sur son adversaire républicain déjà en campagne depuis plusieurs semaines.

Avantage Obama donc qui semble avoir surmonté les divisions internes au parti démocrate. Barack Obama sait qu'il peut désormais sur les ténors de son parti qui fait bloc derrière lui. Le candidat dispose de fonds suffisamment importants pour mener sa campagne à bien. Le candidat démocrate à la Maison Blanche vient d'ailleurs d'annoncer qu'il refuserait d'utiliser les fonds publics (85 millions d'euros) et récolter les dons des "gens ordinaires qui refusent ce système de financement qui fait la part belle aux lobbies".
Barack Obama fait donc le pari de la proximité avec ses militants en faisant appel à eux pour changer l'Amérique. Cette stratégie s'est révélée extrêmement payante puisqu'il a récolté près de 265 millions d'euros pendant ces primaires démocrates. Tout laisse donc à penser que celui qui a le plus recueilli de fonds au cours d'une campagne électorale pourra compter sur une assise financière plus que confortable.

Afin de contrer les attaques et les rumeurs qui circulent et font des ravages, l'équipe de campagne de Barack Obama vient de lancer son site "anti-rumeurs", www.fightthesmearshome.com, afin de lever tous les malentendus liés aux origines, à la religion du candidat, etc. Les démocrates sont donc prêts à riposter à la moindre attaque, au moindre communiqué de presse venant du camp républicain!

Les fonds, les militants, les délégués et super délégués en poche, il ne reste plus qu'à Barack Obama de choisir celui ou celle qui formera avec lui, le ticket gagnant!

jeudi, 05 juin 2008

Barack Obama enfin investi ?

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Alors que le temps des 'primaires démocrates' prend fin aujourd’hui, le camp démocrate est toujours à la recherche de son champion. Barack Obama, Sénateur Métisse de l’Illinois, comptabilise plus de délégués qu’ Hillary Clinton sa concurrente dans la course à l’investiture, oui mais voilà, l’ex First-Lady ne compte pas jeter l’éponge si facilement...


Après avoir tenté de contester les résultats de certaines primaires, Hillary Clinton tente désormais le tout pour le tout en se persuadant qu’elle réussira à convaincre les 'Super Délégués' (notables du Parti Démocrate) de l’adouber lors de la Convention du parti qui désignera officiellement le candidat investit.

Hillary Clinton , qui fait durer le suspens, devrait selon toute vraisemblance annoncer son retrait dans la course à la Maison Blanche en négociant sa sortie.

Vers un ticket 'Obama-Clinton' ?

Malgré les coups bas et les tentatives d’intimidations envers son adversaire durant toute la campagne, Hillary Clinton pourrait au final se satisfaire d’un ticket avec Barack Obama qui pourrait lui permettre d’accéder à la vice-présidence. John Edwards apprécié par la base blanche du Parti Démocrate et qui a rallié il y a quelques semaines Obama semblait tenir la corde pour un ticket avec ce dernier. Cependant 25 % des militants qui ont soutenu Hillary au cours de ces primaires refusent catégoriquement de soutenir un autre candidat et seraient prêts à voter pour John McCain candidat du Grand Old Party (Parti Républicain).

Obama qui s’est toujours refusé à critiquer publiquement sa concurrente pourrait donc être amené à faire alliance avec elle pour préserver l’unité du parti... et une chance de victoire.

Quid de Ralph Nader ?

En effet, aux divisions internes au parti pourrait s’ajouter une nouvelle division provoquée par la possible candidature de l’écologiste Ralph Nader. Ralph Nader avait en 2001 réalisé un score honorable de 3 % sur l’ensemble du pays. Score qui peut paraître faible, mais suffisamment important pour priver le candidat Al Gore de victoire...

Cette candidature, si elle se confirmait viendrait sérieusement hypothéquer les chances de la gauche américaine de mettre un terme à plus 5 ans de 'règne' républicain sur la Maison Blanche.

Les démocrates peuvent-ils encore y croire ?

S’ils parviennent à s’unir derrière une candidature unique et faisant consensus alors oui les démocrates américains auront une chance de l’emporter face John McCain. McCain qui effrayait par ses positions radicales sur l’Iran un parti de son électorat a su s’imposer comme leader de la droite américaine.

Pour devenir le premier Président Noir des Etats-Unis, il convient donc désormais à Barack Obama d’en faire autant !

Mathieu SOLIVERES

jeudi, 24 avril 2008

"It's Raining McCain"

Après "Obama Girl" et ses clips so sexy, c'est au tour des républicains de sortir l'artillerie lourde en lançant le trio des McCain Girls. C'est LA vidéo du moment qui fait fureur sur le Net!



On ne le dira jamais assez, Internet peut, dans le cadre d'une campagne électorale ,faire pencher la balance en faveur d'un candidat. Tous les hommes politiques "in" ont aujourd'hui en France un blog, un site Internet voire les deux qui parlent d'eux ou sur lequel ils peuvent s'exprimer et échanger avec de possibles électeurs.

Nous avons notamment pu le constater pendant la campagne des élections municipales de 2008 au cours de laquelle chaque candidat mettait en ligne projet, programme et colistiers.

Il en est de même outre-Atlantique où les prétendants à l'investiture ou à la Maison Blanche utilise la blogosphère pour diffuser idées, slogans... et vidéos.

Le candidat Métis à l'investiture, Barack Obama souffrait d'un déficit de notoriété et d'un réel déficit d'expérience face à une Hillary Cliton ex première dame des Etats-Unis et sénatrice de longue date. Peu de français en avaient entendu parler il y a encore quelques mois. En stagnation dans les sondages, Barack Obama avait peu de chance de s'imposer comme LE candidat du Parti démocrate pour grands nombres de commentateurs politique.

Et pourtant, ce dernier a réussi à inverser la tendance de part son charisme mais aussi du fait d'une excellente campagne menée d'une main de maître sur la Toile.

Souvenons nous en 2007, quand l'UDF de François Bayrou avait réussi à créer un buzz autour du troisième homme en lui permettant de grapiller plus de 5 points dans les sondages en seulement quelques semaines. Les "électeurs internautes" avaient été séduits par ce candidat qu'il ne connaissait pas bien en apprenant à le découvrir via Internet.

Alors Internet "outil" indispensable pour un homme politique?

Il semblerait que les républicains, longtemps à la traîne en la matière aient pris pleinement conscience du phénomène 2.0 en se lançant à leur tour dans la conception de vidéos toujours plus... louffoques!

La campagne n'en sera que plus croustillante mais le candidat élu en sera-t-il plus crédible...?

Mathieu SOLIVERES

mercredi, 23 avril 2008

Si Barack Obama était Français, il serait à l'UMP!

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N'en déplaise aux ténors du Parti Socialiste qui aiment à se dire “supporters” du candidat démocrate, ce dernier n'a rien de “socialiste”.

La configuration de l'échiquier politique américain est en effet sans équivoque, il n'y a pas de “gauche” comme on peut la concevoir en France. Le parti des Liberaux-Démocrates correspond en France à l'aile libérale de l'Union pour un Mouvement Populaire, et le parti Républicain se rapproche plus de l'aile droite de ce même parti.

On peut donc bien sûr concevoir que la “gauche française” préfère un candidat issu des rangs démocrates,à l'image de Barack Obama, cependant il ne faut pas se tromper, le candidat Métis à l'investiture démocrate est un fervent supporter du Président de la République Nicolas Sarkozy qu'il dit admirer et beaucoup respecter.
Après de telles déclarations on ne peut que s'amuser des propos de Martine Aubry sur les plateaux de télévision lorsqu'elle dit soutenir ce candidat
.
Et que dire de Ségolène Royal la girouette qui, après avoir soutenu Hillary Clinton pendant sa propre campagne, se voit refuser un entretien avec Barack Obama qu'elle dit pourtant soutenir.

La preuve, les grandes lignes de Barack Obama pour renforcer l'économie américaine, du Sarkozy dans le texte:
Plan to Strengthen the Economy

“I believe that America's free market has been the engine of America's great progress. It's created a prosperity that is the envy of the world. It's led to a standard of living unmatched in history. And it has provided great rewards to the innovators and risk-takers who have made America a beacon for science, and technology, and discovery…We are all in this together. From CEOs to shareholders, from financiers to factory workers, we all have a stake in each other's success because the more Americans prosper, the more America prospers.”

— Barack Obama, New York, NY, September 17, 2007

A l'approche des élections présidentielles aux Etats-Unis, Barack Obama est à la mode, et il est bien vu en France de le soutenir. Cependant, la gauche française, l'une des plus archaïques en Europe, serait bien inspirée de se recentrer sur les problèmes des français en tentant de proposer (enfin) des alternatives au lieu de fantasmer sur une “gauche” américaine qui ne lui ressemble en aucun point!

Mathieu SOLIVERES