vendredi, 18 juillet 2008
Le service minimum sera assuré à l'école
Les parents d'élèves vont enfin pouvoir souffler, le Parlement va adopter le projet de loi sur l'obligation d'accueillir les enfants en cas de grèves des enseignants. Nicolas Sarkozy avait clairement fait savoir que “la cause des familles doit primer sur la rigidité d'une corporation”, le service minimum à l'école sera donc appliqué.
Moins handicapante dans le passé lorsque les femmes ne travaillaient pas, cette culture de la grève est de moins en moins acceptée du fait des évolutions de la société française. Parfois compréhensifs et sensibles aux revendications des enseignants, les parents d'élèves ont fini par montrer des signes de fatigue suite aux grèves à répétition. Avec 8 grèves pour la seule année scolaire 2007/2008, les enseignants et les chercheurs représentent à eux seuls plus de 70% des arrêts de travail des fonctionnaires de l'Etat alors qu'ils ne représentent que 52% de la corporation. La pilule ne passait donc plus pour les parents qui rencontraient des problèmes liés à la garde de leurs enfants. Les parents travaillant et n'ayant pas de famille devaient donc prendre un jour de congé ou de RTT et accepter de perdre un jour de leurs salaires pour des revendications pas nécessairement partagées. “Les enseignants grévistes n'ignorent rien de ces tracasseries. Mais ils ont tendance à les minimiser. Ils jugent prioritaire la défense du service public de l'éducation, dont ils se sont érigés en seuls garants. Persuadés de leur bon droit, ils découvrent avec étonnement que les usagers ont des exigences, eux aussi : le respect du droit au travail.”
Le projet de loi dispose qu'en cas de grève de 20% du corps enseignant dans une école, il revient à la commune de prendre le relai. En contrepartie, elle recevra une contribution de l'Etat pour assurer le service d'accueil dans les écoles.
Les enseignants, campant sur leurs positions, restent farouchement opposés au projet, les parents d'élèves quant à eux seront soulagés!
Mathieu SOLIVERES




