mercredi, 25 juin 2008

Laïcité, je chéris ton nom!

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« Entrée du gymnase réservé aux femmes exclusivement », « Piscine réservée aux femmes ». Deux lieux, deux polémiques .
Les inconditionnels de la loi de 1905 relative à la séparation de l’Eglise et de l’Etat s’inquiètent face à la montée du communautarisme et ils ont bien raison...


Comment en effet ne pas être révolté lorsque l’on apprend que des communes cèdent face aux demandes communautaires ? Comment ne pas s’indigner face à de tels agissements qui menacent le pacte social, l’équilibre même de notre société ?

Ces deux évènements nous rappellent que la notion de Laïcité, pilier de notre République, est quotidiennement fragilisée par ces comportements communautaristes.
Il aura fallu que la polémique enfle pour que la municipalité de Vigneux fasse marche arrière et annule le tournoi de basket féminin intermosquées, prévu dimanche 29 juin au gymnase municipal de Vigneux, et interdit aux hommes.
Sans cette 'vigilance républicaine' cette manifestation contraire à nos lois aurait pu se dérouler dans l’indifférence. Il semblerait en effet que le maire ait oublié que prêter un équipement municipal pour un événement culturel avec un accès discriminant, est tout simplement contraire à la Laïcité.

A la Verpillière, la piscine municipale a été ouverte tout spécialement pour une cinquantaine de femmes et uniquement pour elles, dans un créneau de deux heures, sous la surveillance de maîtres nageurs femmes. Pour le premier magistrat de la ville, « il s’agit d’un processus d’intégration ». Le problème de ce 'processus d’intégration' est qu’il est anti-républicain et discriminatoire.

Il ne s’agit pas de stigmatiser une religion, à savoir l’islam, que chacun est bien sûr libre de pratiquer, mais de protéger nos institutions de toute tentation de dérive communautaire qui verrait une religion tenter de s’immiscer là où elle n’a pas lieu d’être.

La loi de 1905 pour laquelle de nombreuses personnes se sont battues, pratiquantes, croyantes ou non, doit être respectée afin que les cultes, qui peuvent être librement exercés, n’interfèrent pas avec les institutions de notre République. C’est ce fragile équilibre que nous devons préserver en dénonçant le laxisme de certaines municipalités qui, en plus de se mettre hors la loi, encouragent le repli identitaire et communautaire... au détriment de la société.

Mathieu SOLIVERES